Cetouvrage témoigne de l'intervention spectaculaire de Daniel Buren sur le bâtiment de la Fondation Louis Vuitton et reprend le cheminement de son travail sur la transparence depuis les années 1970. Un important corpus d'oeuvres réunies pour la première fois autour de ce thème. L'ouvrage commence par l'oeuvre temporaire qu'il a conçue en
Danielburen : l'observatoire de la lumiere (bilingue) Fondation louis vuitton. Collection Musée - Patrimoine (0 avis) Donner votre avis. Parution le 02/06/2016. Ajouter à une liste. Livre papier. 12,00 € Indisponible Caractéristiques techniques : PAPIER: Éditeur(s) Beaux Arts éditions: Collection: Musée - Patrimoine: Parution: 02/06/2016 Format: 22.3 x 28.4:
DanielBuren, L’Observatoire de la lumière, Fondation Louis Vuitton Un film de Gilles Coudert Conçue en dialogue avec le bâtiment de Frank Gehry, l’œuvre de Daniel Buren intitulée L’Observatoire de
Depuisle 11 mai dernier et jusqu’à une date qui devrait avoisiner le mois de février 2017, Daniel Buren investi la Fondation Louis Vuitton. Le principe de cette oeuvre, appelée “L’Observatoire de la lumière”, est l’apposition sur les ailes de verre de la Fondation de filtres colorés à intervalle régulier, avec une ou deux couleur par voile (certaines ailes du bâtiment
DanielBuren s’attaque à la Fondation Louis Vuitton de Frank Gehry. Depuis le 11 mai le vaisseau Vuitton du Bois de Boulogne s’est offert un relooking total de ses extérieurs. En effet les douze voiles de verre qui composent le bâtiment sont maintenant recouvertes de filtres de couleurs disposés en quinconce et espacés par des bandes
Danielburen, l'observatoire de la lumière - fondation louis vuitton par Collectif aux éditions Beaux arts editions. Quelques mois après son ouverture, la fondation Louis Vuitton invite l'artiste français Daniel Buren (77 ans) à dialoguer avec le bâtiment de Frank Gehry (86 an
KfurF. Le hasard du calendrier a provoqué le télescopage de deux évènements majeurs et tout à fait exceptionnels sous nos latitudes l’inauguration de l’exposition Le Geste et la Matière du Centre Pompidou à la Fondation Clément en présence du Président du Centre Pompidou Serge Lasvignes, du directeur du musée national d’art moderne Bernard Blistène, à l’occasion des quarante ans du Centre et l’installation d’un Attrape soleil aux quatre couleurs de Daniel Buren, en présence de l’artiste, dans le Parc des Sculptures de la Fondation Clément. Cela semble un clin d’œil malicieux du hasard quand on sait que l’œuvre de Buren et du groupe BMPT s’est construite en 1967 contre tout ce que représente la peinture abstraite informelle et somme toute, pour en finir avec la peinture abstraite historique qu’ils jugeaient enfermée dans un académisme sans perspectives. Dans le même temps, la concomitance de ces deux évènements représente une formidable mise en perspective de l’histoire de l’art. Cette actualité est si extraordinaire qu’elle mérite bien qu’on y revienne et qu’on l’approfondisse. Pourquoi ne pas repréciser ce qu’est l’outil visuel, ce qu’est une œuvre in situ et aborder l’obsession de la couleur chez Daniel Buren. Daniel Burenl’attrape – soleil aux quatre couleurs Cet outil visuel – ces fameuses bandes alternées de 8, 7 cm, utilisées depuis 1967 par Daniel Buren -n’a pas d’intérêt en lui-même. Il n’a qu’une fonction instrumentale. C’est un signe banal mais distinctif que l’on associe à Buren. Ce qui importe, c’est son mode d’utilisation, ses déclinaisons multiples dans des agencements artistiques qui sont, eux, des gestes d’auteur Les bandes colorées n’ont aucune signification en tant que telles. Ces sont simplement des instruments très ductiles pour voir. Elles prennent un sens lorsqu’elles sont utilisées. […] Les bandes que j’utilise constituent l’élément le moins intéressant, l’équivalent du piano pour le pianiste, seulement un instrument. Pour moi, il s’agit d’instruments impersonnels, ni figuratifs, ni originaux, ni optiques. Il n’y a pas beaucoup de signes qui ont toutes ces qualités. Daniel Buren élabore des dispositifs in situ, éphémères ou permanents, parfois extrêmement sophistiqués à partir d’un signe simple grâce auquel il suggère une nouvelle lecture du lieu et bien souvent le révèle, renouvelle notre regard sur cet espace. L’artiste commence par s’imprégner de l’esprit du lieu pour créer une œuvre qui n’existe que par rapport à ce lieu spécifique qui l’a produite. A titre d’exemple de résonance entre l’œuvre et le lieu, c’est l’entraxe des colonnes de la galerie du Palais Royal- autrement dit mais avec moins de précision, l’écartement, l’espace entre ces colonnes- qui détermine la dimension des côtés des carrés du parvis des Deux Plateaux. Cabane éclatée aux quatre couleurs© Dès les années quatre – vingt – dix la couleur qui était déjà déclinée dans les bandes alternées devient de plus en plus présente. Le mot couleur revient comme un leitmotiv dans les titres des œuvres comme dans les dispositifs eux- mêmes voir la liste ci après. Et suivre d’installation en installation, le traitement de la couleur, de la transparence et du reflet est tout à fait passionnant. Le site de Daniel Buren très bien structuré et très bien documenté permet aisément d’observer le cheminement de la démarche de l’artiste. Et l’on comprend mieux ce que dit Buren de sa démarche Il est toujours assez difficile de savoir exactement comment l’on arrive à telle ou telle position, voire décision. Je pense qu’il s’agit d’un long mûrissement où, confusément, je ressens des “manques” dans les œuvres, manques que je cherche par tous les moyens à combler. Fresque de 1965 à Sainte – Croix Caraïbe aujourd’hui disparue NDLR déjà la couleur, déjà le reflet Les couleurs, dit Daniel Buren, que nous percevons, les impressions suggestives de rouge et de bleu sont en réalité des étiquettes arbitraires que notre cerveau rattache à la lumière suivant différentes longueurs d’onde….pour moi, la couleur, c’est de la pensée pure, donc totalement indicible, tout aussi abstraite qu’une formule mathématique ou un concept philosophique. Comme souvent dans mes travaux, l’œuvre dépend non seulement du lieu, mais aussi du climat, de la lumière, du soleil, des nuages, de la pluie, etc. C’est l’ensemble de ces manifestations atmosphériques qui marque l’œuvre et c’est la comparaison des effets, les uns par rapport aux autres, qui, finalement, fait l’œuvre ; même si chacun peut préférer un état à un autre. Rotation 2006© Les filtres colorés permettent à la couleur de se projeter et de venir ainsi colorer, d’une manière très spéciale, tout ce qu’elle touche. La transparence et la qualité d’une couleur projetée grâce à un filtre coloré est, à mes yeux, beaucoup plus vivante qu’une couleur peinte, recouvrant une surface. Le dialogue entre ces deux manières d’utiliser la couleur dans un même lieu, par exemple, est extrêmement riche. A propos de sa récente transformation de la Fondation Vuitton, Daniel Buren dit qu’il voulait donner au public l’impression qu’il nage dans la couleur . L’idée du bain de couleurs pourrait ramener à des artistes de la lumière comme Cruz Diez et ses Labyrinthes de chromo-saturation où le public vivait l’expérience d’une immersion dans trois chambres de couleur, rouge, verte et bleue. Ou encore comme James Turrell avec ses Perceptual cells 1989 plus que ses Wedgworks. Les Wedgeworks créent l’illusion d’un mur par la projection de lumières colorées alors que les Perceptual cells sont des cabines qui n’accueillent qu’une personne à la fois et modifient sa perception de l’espace par la couleur. Cependant ; il y a une différence fondamentale. Les dispositifs de Cruz – Diez et Turrell procurent une expérience sensorielle en troublant la perception spatiale alors que Daniel Buren utilise la couleur au contraire pour que le spectateur, plus actif, loin de perdre ses repères, ait une lecture renouvelée de l’espace. Les premiers provoquent une expérience sensorielle. Daniel Buren crée les conditions d’une expérience intellectuelle non dénuée toutefois de plaisir esthétique. Ce sont des manières très différentes d’aborder la couleur dans le lieu, dans l’espace. Le fondement de la démarche artistique de Buren consiste à créer les conditions d’une relecture de l’espace à l’aide d’un outil visuel, que ce soit des bandes alternées de 8,7cm ou des projections lumineuses colorées. Dominique Brebion Les citations de Buren sont extraites des ouvrages L’atelier de Daniel Buren de Mario Chanson ED Thalia Daniel Buren Monumenta12 CNAP- Grand Palais & RMN DAniel Buren Guy Lelong Ed Flammarion et d’interviews Daniel BUREN Entretien exclusif sur le thème de la couleur à Pebeo Entretien avec Marie-Anne Kleiber – Le Journal du Dimanche-8 mai 2016 Liste partielle Inexorablement, les couleurs glissent 2015 Cagnes-sur-Mer, France Sept Couleurs pour une cheminée 2013 Chemnitz, Allemagne Entrée/Sortie traverser La Couleur 2013 Tours, France La Grande Claustra polychrome 2013 Tours, France Liste partielle Cinq couleurs pour un cylindre 2013, Milan, Italie Cabane éclatée aux 4 couleurs 2012, Catanzaro, Italie 21 Portes = 21 Couleurs 2012, Donetsk, Ukraine Des Couleurs encagées 2012 Donetsk, Ukraine Muri Fontane a tre colori per un esagono / Murs fontaines aux trois couleurs pour un hexagone 2005- 2011 Quarrata, Italie Cinq Couleurs pour une entrée 2011 Paris, France Le Cercle Rouge 2007 – 2008 Île-de-France, France Passages Under a Colored Sky 2007 Anyang, Corée du Sud Passage de la Couleur, 26 secondes et 14 centièmes Août 1979 / Juin 2007 Bâle, Suisse Transparences et Projections colorées 2005 Vez, France Partitions colorées Août 2003-Juin 2005 Pistoia, Italie Sous La Couleur Juin 2004 Cholet, France The Colors Suspended 3 exploded cabins Juin 2003 Toyota, Japon Somewhere along The Way, Some Colors Février 2002 / Mai 2003 Niigata, Japon Projection colorée Octobre 2001-Septembre 2002 Innsbruck, Autriche Transparences colorées 1999- 2001 Munich, Allemagne Encoder-Décoder du code à sa lecture – Couleurs, reflets, transparence 1996 – 1997 Boulogne-Billancourt, France À travers le miroir incliné la couleur Juillet 1997 Düsseldorf, Allemagne La Montée de la couleur et La Cascade de la couleur Août 1979 / Mars 1996 Leipzig, Allemagne 25 Porticoes The Color and its Reflections Juin 1996 Tokyo, Japon Neuf Couleurs au vent Mai 1984 / Août 1996 Montréal, Canada Diagonale pour des pilastres – Losanges pour des couleurs Octobre 1994 – Septembre 1995 Bonn, Allemagne Les Couleurs Sculptures Quinze pièces différentes et de trois fois cinq couleurs différentes Paris 1975 – 1977 présence de la couleur dès Sans Titre 1990 Furkapapasshöhe, Suisse
Nos stories Nos experiences Inscription Connexion NOUS CONTACTER PRESSE MENTIONS LÉGALES CGUP COOKIES QUI SOMMES-NOUS ? POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ Suivez-nous STORY PICTO ARTISTE Created with Sketch. Avec près de 2 000 expositions dans le monde entier, Daniel Buren fait partie des artistes les plus actifs et reconnus de l'art contemporain. Son travail jouant sur les rapports entre le fond et la forme suscite souvent des polémiques mais a été accueilli par de grandes institutions comme, récemment, le Palais de l’Elysée. Retour sur les œuvres emblématiques du lauréat 2017 du Praemium Impériale le prix Nobel » des Arts Visuels. Une approche pluridisciplinaire Né en 1938 à Boulogne-Billancourt, Daniel Buren intègre à 20 ans l’École des métiers d’arts où il étudie la peinture et la décoration générale. Assez vite sa réflexion s’oriente sur les modes de présentation de la peinture et, bien avant le street art, sur l’environnement dans lequel les œuvres sont présentées. Que ce soit pour un intérieur galerie, monument ou l’extérieur paysage, architecture, il développe ainsi la notion de travail in situ » et mets au point sa marque artistique l’utilisation de bandes alternées, blanches ou colorées et dans des matériaux variés, permettant de renouveler la vision d’un site. En mixant peinture, sculpture et architecture, Daniel Buren mise sur le pouvoir décoratif de l’art et a par exemple transfiguré le Guggenheim de New York image ci-dessous et la Fondation Vuitton. Couleurs, lumière, mouvement, espaces ses installations jouent sur les points de vue et a valu à l’artiste le Lion d’Or à la Biennale de Venise en 1986. Un scandale retentissant Entre admiration et polémique, le travail de Daniel Buren ne laisse jamais indifférent. Ce fut particulièrement le cas en 1986 avec Les Deux Plateaux, commande publique pour la Cour d’honneur du Palais Royal. Située près du ministère de la Culture et de la Comédie-Française, cette œuvre communément appelée colonnes de Buren » occupe 3 000 m2 de ce site classé monument historique et est constituée d'un maillage de 260 cylindres tronqués. Toutes en marbre blanc de Carrare matériau de prédilection de Michel-Ange et Rodin et d'une largeur unique 8,7 cm, ces colonnes de 3 hauteurs différentes sont couvertes de rayures blanches et noires et sont dynamiquement disposées sur cette place ayant précédemment servi de parking pour les institutions attenantes. A la fois référence à la statuaire antique et hommage à l’histoire du site, un haut lieu du divertissement parisien au 17ème siècle, l’œuvre de Daniel Buren a été conçue pour que le public investisse librement l’endroit. Et cela fonctionne ! La disposition en sorte de damier attire les enfants qui s’amusent à escalader les colonnes mais aussi les touristes qui font de cet endroit l’un des plus instagramés de la capitale. Mais avant ce plébiscite populaire, Les Deux Plateaux ont fait couler beaucoup d’encre ! Trop moderne et intellectuel pour la Commission supérieure des monuments historiques, inesthétique et irrespectueux du patrimoine pour les riverains, le projet a fait l’objet de nombreuses pétitions et articles à charge 225 dans 45 journaux ! au point qu’il a failli être totalement avorté mais, de nombreuses procédures juridiques et un budget de 9 millions de francs plus tard, les 1ères colonnes n’ont pas été détruites et l’œuvre complète enfin inaugurée le 30 juillet 1986. Son œuvre répond magnifiquement à l’architecture dans la continuité d’un travail où se croisent couleurs, transparence et lumière Des œuvres monumentales Redécouvrir la lumière du Grand Palais, c’est le défi relevé par Daniel Buren lors de l’édition 2017 du Monumenta. Les 13 500 m2 du bâtiment au célèbre dôme en verre ont été investis par l’artiste d’une forêt » de disques plastiques colorés offrant aux visiteurs une multitude de jeux sur la lumière. Haut de 3 m, chaque disque fonctionnait un peu comme un parasol avec, vu d’en dessous, de nombreuses variations de couleurs au sol et, en regardant de haut, de magnifiques effets de miroir dans tout l’espace. Une oeuvre globale totalement en phase avec les caractéristiques du site et dans laquelle le public pouvait, là aussi, déambuler en toute liberté. Autre célèbre travail de Daniel Buren L’Observatoire de la lumière » déployé sur les verrières de la Fondation Louis Vuitton. Constituées de 3 600 verres, les 12 voiles du bâtiment créé par Frank Gehry ont été recouvertes, en quinconce, de filtres colorés constitués de bandes alternativement blanches et vides. Selon les heures et les saisons, les 13 couleurs sélectionnées par l’artiste faisaient ainsi apparaître et disparaître des formes toujours changeantes. Jouer sur le contraste, la transparence, les reflets et les couleurs Daniel Buren est définitivement un plasticien moderne s’étant, pour notre plus grand plaisir, totalement affranchi du cadre de la toile ! Pour en savoir plus sur cet artiste français mondialement connu, rendez-vous ici ou découvrez, en vidéo, son approche artistique lors de l’édition 2017 du Monumenta.
L’Hôtel Le Bristol Paris, en association avec la galerie Kamel Mennour invite deux acteurs incontournables de l’art à investir le jardin et le bar. Le Bristol Paris – Photo Le premier, Daniel Buren, l’un des artistes les plus renommés au monde, qui depuis les années soixante, utilise des bandes verticales blanches et colorées de 8,7 cm de large pour développer son travail dans toutes sortes de lieux privés et publics. Chacune de ses expositions suscite l’événement. Pour son invitation au Bristol, Buren installe une pergola spectaculaire et inédite face à la colonnade du restaurant trois étoiles Epicure, une oeuvre dite in situ, créée précisément pour le jardin de l’hôtel. La pergola est une construction légère qui sert généralement de support aux plantes grimpantes et permet d’ombrager son environnement. L’artiste contrarie ici son usage commun en accrochant non pas des fleurs mais cinq couleurs disposées par ordre alphabétique au-dessus de nos têtes. Les couleurs jouent avec la lumière et en présence du soleil, se projettent aux alentours. Daniel Buren, Dessin technique pour Une pause colorée, travail in situ pour Le Bristol, Paris, mai 2016 © Jean-Christophe Denise. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris L’artiste invite le spectateur à parcourir cette architecture temporaire et propose d’y recevoir les clients du restaurant Epicure, et ainsi faire entrer en conversation cet environnement avec la cuisine du chef triplement étoilé Eric Frechon. Hicham Berrada, quant à lui éclaire le grand écran miroir du Bar du Bristol à la lumière d’une sélection de ses vidéos. Nourri d’une double formation artistique et scientifique, son travail associe intuition et connaissance, science et poésie. Il explore des protocoles scientifiques qui imitent au plus près différents processus naturels ou atmosphériques dans une démarche proche d’un peintre. Les oeuvres éthérées et vaporeuses d’Hicham Berrada rencontrent le temps de la projection les cocktails de Maxime Hoerth, autre alchimiste, chef barman et Meilleur Ouvrier de France. Cette exposition est initiée par Kamel Mennour et la curatrice Florence Parot, en parallèle de l’ouverture du nouvel espace de la galerie, 28 avenue Matignon, Paris 8. Daniel Buren, Photos-souvenirs Pergola, travail situé, Hôtel de la Monnaie, Paris, juin – septembre 2009 L’hôtel initie depuis trois ans ce rendez-vous particulier autour de la création contemporaine la plus exigeante. Des artistes à la renommée internationale sont invités à investir le bar et le jardin, le tout en collaboration avec les plus grandes galeries d’art contemporain parisiennes. Le Bristol a accueilli d’octobre 2013 à juillet 2014 les artistes Adrien Missika, Louidgi Beltrame, Christophe Herreros, Philippe Terrier-Hermann, Xavier Veillan, Ange Leccia et Isabelle Cornaro. Entre septembre 2014 et mars 2015 la Galleria Continua et la Galerie Perrotin ont assuré chacune leur tour le commissariat de l’écran miroir du Bar et exposé les artistes Daniel Buren, Ai Weiwei, Anish Kapoor, Pascale Marthine Tayou, Hans Op de Beeck, Jesper Just, Laurent Grasso, Gianni Motti, John Henderson ou JR à réagir à ce contexte singulier. En avril dernier c’était au tour du commissaire d’exposition Timothée Chaillou et de l’artiste Matthieu Mercier, en partenariat avec la Maison de ventes aux enchères Piasa, de proposer une sélection de vidéos, comptant parmi elles les oeuvres de Claude Lévêque, d’Olivier Dollinger, de Pierre Bismuth, de Guillaume Paris, de Pascal Goblot ou de Natacha Lesueur. Puis enfin en octobre dernier notre curatrice Florence Parot a proposé une programmation autour de la ville de Beyrouth et invité les artistes Mehdi Meddaci, Lorde Selys et Marcel Dinahet, en partenariat avec L’Office du Tourisme Liban. Fondée en 1999, la galerie kamel mennour présente au sein de ses espaces du 6ème arrondissement 47, rue Saint-André des Arts et 6 rue du Pont de Lodi le travail d’une trentaine d’artistes contemporains, jeunes et internationalement consacrés. Kamel Mennour inaugure le 24 mai prochain son troisième espace, jouxtant l’Hôtel Bristol, 28 Avenue Matignon, avec une exposition personnelle de l’artiste d’origine chinoise Huang Yong Ping en parallèle de son Monumenta Empires » qui ouvre le 8 mai au Grand Palais. Artistes représentés Hicham Berrada, Mohamed Bourouissa, Marie Bovo, Daniel Buren, Pier Paolo Calzolari, Valentin Carron, Jake & Dinos Chapman, Latifa Echakhch, Michel François, Alberto Garcia-Alix, Alberto Giacometti, Johan Grimonprez, Petrit Halilaj, Camille Henrot, David Hominal, Huang Yong Ping, Alfredo Jaar, Ann Veronica Janssens, Anish Kapoor, Tadashi Kawamata, Alicja Kwade, Lee Ufan, Claude Lévêque, François Morellet, Christodoulos Panayiotou, Gina Pane, Martin Parr, Martial Raysse, Lili Reynaud-Dewar, Zineb Sedira, Shen Yuan. Hicham Berrada, Oiseaux, 2014. Still. Vidéo couleur, 3 min 55 s. © ADAGP Hicham Berrada. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris Florence Parot est commissaire d’exposition. Vivant entre Paris et Amsterdam, son parcours inclut le poste d’attachée de conservation de la collection vidéo du Centre Pompidou pendant douze ans, où elle a notamment co-conçu l’exposition Vidéo Vintage et supervisé son itinérance au ZKM à Karlsruhe Allemagne, au Beirut Art Center à Beyrouth Liban et au Musée National d’Art Moderne et Contemporain à Séoul Corée du Sud. Actuellement en préparation d’un doctorat sur l’histoire de la performance d’artistes, elle initie depuis 2011 Châteaux Secrets, un campement d’artistes inspiré par les utopies défendant l’auto-construction, la coopération et le retour à la nature. À Amsterdam, elle enseigne au Sandberg Instituut, et collabore avec Krux Amsterdam, un regroupement d’artistes, d’artisans et de designers. Début 2016, elle crée Artist Placement pour supporter les artistes et les orienter vers de nouveaux contextes de recherches et d’exposition. Daniel Buren est né en 1938 à Boulogne-Billancourt. Il vit et travaille in situ, c’est à dire avec et sur le lieu. Diplômé de l’école des métiers d’art en 1960, il choisit d’orienter son travail vers une économie des moyens artistiques. En 1965, c’est à partir d’une toile de store rayée qu’il va créer un outil artistique singulier des bandes verticales alternées blanches et colorées de 8,7 cm de largeur se répétant et se déclinant sur tous les supports. À partir des années 1970 les rayures de Daniel Buren vont se retrouver lors de centaines d’expositions personnelles et de groupe à travers le monde et occuper l’espace public. Les Deux plateaux inauguré en 1986, appelé communément les colonnes de Buren, est probablement l’un de ses ouvrages les plus célèbres tellement il aura fait couler d’encre de journalistes au moment de son édification dans la cour d’honneur du Palais-Royal. Ses supports et ses surfaces d’expression changent, l’artiste innove, expérimente le marbre, la pierre, le plastique, le miroir, le plexiglas, le verre, continuant à produire des oeuvres en deux ou trois dimensions. Les cabanes éclatées ou les pergolas en sont des manifestations, elles invitent dorénavant à l’expérience. Le spectateur se retrouve alors pris » dans la couleur, conquérant l’espace tridimensionnel. Daniel Buren intervient actuellement au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, et à partir du 11 mai , à la Fondation Vuitton à Paris avec une oeuvre intitulée L’Observatoire de la Lumière, travail in situ. Hicham Berrada est né en 1986 à Casablanca au Maroc, il est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2011, puis poursuit ses recherches liées à l’activation de différents processus naturels au Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy. Il participe à plusieurs expositions collectives à Paris, Bruxelles, Casablanca et Beyrouth. En février 2013, sa première exposition monographique, conçue avec Mouna Mekouar, curator, a lieu au Palais de Tokyo dans le cadre des Modules Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. La même année, il est lauréat du prix de la fondation Schneider catégorie installation. Il est pensionnaire à la Villa Médicis en 2014. Son oeuvre éblouissante Mesk-ellil a été présentée à la galerie kamel mennour et lors de la dernière Biennale de Lyon. Il a rejoint récemment la prestigieuse collection du Centre Pompidou. Le Bristol Paris 112 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Tél. 01 53 43 43 40 epicure
Sommaire - Document précédent - Document suivant Catalogues monographiques 2016 Daniel Buren l’observatoire de la lumière Paris Fondation Louis Vuitton Xavier Barral, 2016, non paginé, ill. en noir et en coul. 25 x 18cm, fre/eng ISBN 9782365111065 Texte de Suzanne Pagé Notice bibliographique publiée le 24 octobre 2016 Sommaire - Document précédent - Document suivant Navigation Notes de lecture Toutes les notes de lecture en ligne Livres par auteur Livres collectifs Catalogues monographiques Catalogues collectifs Créations de revues Index par auteurs par sujets artistes/auteurs par éditeurs par rédacteurs Derniers numéros 2022 58 2021 57 Numéros en texte intégral 2021 56 2020 54 – 55 2019 52 – 53 2018 50 – 51 2017 48 – 49 2016 46 – 47 2015 44 – 45 2014 42 – 43 2013 41 2012 39 – 40 2011 37 – 38 2010 35 – 36 2009 33 – 34 2008 31 – 32 2007 29 – 30 2006 27 – 28 2005 25 – 26 2004 23 – 24 2003 21 – 22 2002 19 – 20 2001 17 – 18 2000 15 – 16 1999 13 – 14 1998 11 – 12 1997 10 – 9 1996 7 – 8 1995 5 – 6 1994 3 – 4 1993 1 – 2 Tous les numéros La Revue Ligne éditoriale Rédaction Comité scientifique international Comité de lecture Anciens membres Soumettre un article Soumettre une note de lecture Adhésion Professionnels du Livre Informations pratiques Où acheter "CRITIQUE D'ART" ? Je m'abonne Vous êtes éditeur ? Vous êtes libraire ? Mentions légales Nous contacter Partenaires Politiques de publication Suivez-nous Lettres d’information La Lettre d’OpenEdition Accès membres Login Mot de passe Affiliations/partenaires ISSN électronique 2265-9404 Voir la notice dans le catalogue OpenEdition Plan du site – Où acheter "CRITIQUE D'ART" ? – Je m'abonne – Vous êtes éditeur ? – Vous êtes libraire ? – Mentions légales – Nous contacter – Partenaires – Flux de syndication Politique de confidentialité – Gestion des cookies Nous adhérons à OpenEdition – Édité avec Lodel – Accès réservé
29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 1310 L'art éphémère est au coeur de de la biennale 2007 de Nantes mais six oeuvres sont pérennes le long de la Loire 1. Voir le plan. L'observatoire fait de planches de Tadashi Kawamata est installé sur l'eau à Lavau, non loin de l'auberge naufragée. L'observatoire de Kawamata au-desus des marais à Lavau-sur-Loire Des étudiants du monde entier ont participé au côté du plasticien japonais à l'érection de la tour de six mètres de haut qui domine les roseaux du marais et offre un point de vue sur la Loire. Pour l'Estuaire 2009, un nouveau chantier international terminera le cheminement. Simple construction de bois brut, l'Observatoire ne nécessite pas de grosse maintenance. L'observatoire de Kawamata au-desus des marais à Lavau-sur-Loire Par contre, les anneaux de Daniel Buren fixés au quai des Antilles, à la pointe de l'île de Nantes, sont plus complexes. Les dix-huit cercles de quatre mètres de diamètre encadrent le paysage. En marchant les anneaux délimitent des vues différentes, isolant telle ou telle partie des rives de la Loire et leur donnant, au rythme des pas des promeneurs, la grâce d'un tondo éphémère. Vu en enfilade les anneaux forment une spirale. Gris et noir le jour, les anneaux s'illuminent à la nuit d'un halo bleu, rouge ou vert et se reflètent dans la Loire. L'oeuvre in situ n'existe qu'en fonction de la place du promeneur sur le quai et de la lumière changeante de l'estuaire. Anneaux de Buren la nuit, à Nantes Les anneaux de Buren sont souvent en panne, déplore Jean-Blaise, directeur de la Biennale 2007. Tous les deux jours, les anneaux s'éteignent, c'est un combat permanent. Le problème des oeuvres dans l'espace public, c'est leur entretien.» C'est le problème des oeuvres contemporaines. Souvent complexes, elles allient plusieurs média. En plein air, soumis aux intempéries et sans doute à l'irresponsabilité ou la malveillance des badauds. Les cercles lumineux de Daniel Buren, comme les deux plateaux du Palais-Royal, sont fragiles. La richesse de la ville de Nantes s'est construite sur la traite négrière. L'association "les anneaux de la mémoire" cherche à mieux faire connaître ce passé embarrassant lié à l'esclavage. Les anneaux de Buren symbolisent-ils les fers que portaient les esclaves ou les anneaux auxquels s'amarraient les bateaux du commerce triangulaire? Il est difficile de ne pas y penser. Oeuvres pérennes d'Estuaire 2007 et 2009 Les Anneaux de Buren & Bouchain sur le quai des Antilles à Nantes Ange Leccia sur le canal Saint-Félix, Nantes Atelier Van Lieshout sur le parvis de l’Ensan, Nantes Manny, immeuble Coupechoux, Nantes "De temps en temps" par François Morellet, Nantes Block Banks ou l’art du recyclage, Nantes La station Prouvé sur la Prairie au Duc, Nantes Le Pendule de Roman Signer, Rezé Jimmie Durham et sa serpentine rouge, Basse-Indre Ai-je raté quelque chose? de Jeppe Hein, Couëron Misconceivable d'Erwin Wurm au canal de la Martinière, Le Pellerin Tatzu Nishi et sa villa cheminée, Cordemais-Bouée L’observatoire de Tadashi Kawamata, Lavau-sur-Loire Le Jardin étoilé de Kinya Maruyama, Paimboeuf Suites de triangles de Felice Varini, Saint-Nazaire Gilles Clément et son jardin paysager, Saint-Nazaire Liens sur ce blog Catherine-Alice Palagret septembre 2007 Published by Catherine-Alice Palagret - dans Art contemporain
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